Trouver son ikigaï ou trouver sa raison d’être à la japonaise est un concept en vogue. Il fait l’objet de nombreux ouvrages et suscite un engouement croissant sur les réseaux sociaux. Dans cet article, je m’attache à rectifier 3 idées couramment répandues sur l’ikigaï, 3 idées qui selon moi trahissent la véritable nature de l’ikigaï et engagent dans une impasse les personnes qui suivent cette interprétation au pied de la lettre.

1/ Trouver son ikigaï, c’est trouver sa vocation !

On pense à tort que « trouver son ikigaï » revient à trouver sa vocation comme si chaque individu avait une et une seule vocation dans sa vie, comme s’il existait pour chacun.e une voie unique qui serait la bonne. Les japonais pensent au contraire que chaque personne possède plusieurs « ikigaï » dans sa vie.

D’ailleurs, tel que je le perçois, l’ikigaï est un concept dynamique. Il n’y a pas un ou deux ou trois ikigaï à trouver dans sa vie. L’être humain est en constante évolution au gré de ses expériences, de ses rencontres, de ses apprentissages. Ainsi, l’ikigaï de chacun.e évolue comme lui. L’ikigai est un équilibre à rechercher en permanence. Comme avec une boussole, on connaît la grande direction à suivre mais il faut avancer sans cesse et plusieurs chemins sont possibles.

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2/ Trouver son ikigaï, ça passe par une révélation !

L’expression « trouver son ikigai » peut laisser supposer de manière erronée qu’on peut avoir une révélation sur la voie à suivre.  Cependant, en matière d’ikigai, il n’existe pas «d Euréka, j’ai trouvé ». Vous n’aurez pas d’illumination un jour en vous levant ou même au terme d’une introspection de plusieurs heures, jours ou semaines. Une  réflexion sur soi constitue un préalable mais trouver son ikigai passe par l’expérimentation. Trouver son ikigaï, c’est se mettre en chemin sur des routes qui nous tentent, nous séduisent, c’est faire demi-tour parfois pour mieux repartir jusqu’à tomber sur ce qui nous plait vraiment...pendant un certain temps. Puis, c’est repartir encore en quête de soi.

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3/ Trouver son ikigaï, c’est trouver le job de ses rêves !

La dimension économique fait effectivement partie de l’ikigaï. Les japonais.e.s pensent qu’il est important d’avoir une activité rémunérée mais il n’est pas nécessaire d’exercer le poste de ses rêves.  Il existe de multiples façons de vivre son ikigaï. L’ikigai constitue un équilibre à trouver entre ce que l’on aime dans la vie, nos talents, nos valeurs, notre contribution au monde. Certain.e.s vont accomplir leur ikigaï dans une activité professionnelle qui répondra à ces quatre dimensions. D’autres vont avoir un emploi qui leur plaît et leur apporte une sécurité financière mais c’est à travers un engagement associatif qu’ils.elles seront en phase avec leurs valeurs. Ils.elles auront besoin de la complémentarité de ces activités pour trouver leur équilibre. Pour d’autres encore, le modèle sera différent.

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En conclusion,  le concept d’ikigaï fait souvent l’objet d’interprétations trompeuses. Le risque ? S’épuiser à chercher en vain quelque chose qui n’existe pas. Il n’y a pas un ikigaï unique pour chaque individu qu’on trouverait un jour comme on pourrait trouver un trésor. C’est rassurant je trouve car cela signifie que chacun.e d’entre nous peut trouver son ikigaï. Il s’agit de prendre le temps de se connaître, c’est essentiel, mais surtout de se mettre en mouvement pour expérimenter des activités différentes, un nouveau mode de vie…pour trouver l’équilibre qui vous correspondra le mieux.

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