Ça y est, vous voilà converti.e au minimalisme et ce nouvel art de vivre vous semble tellement cohérent avec vous-même et vos convictions écologiques qu’il prend toute sa place dans votre vie et dans votre tête. Attention aux excès !

Ayant pris conscience de certains travers du minimalisme, ayant pris du recul sur certaines de mes attitudes minimalistes, je partage ma réflexion sur 5 mauvaises façons d’être minimaliste, à mon sens.

 1/ Se comparer et se juger entre minimalistes

Quand on se convertit au minimalisme, on peut avoir tendance à se comparer aux autres et notamment aux autres minimalistes et, dans ce cas, on peut être tenté de juger : « Minimaliste, lui ? Il vient de changer son vélo alors qu’il avait à peine un an ». « Un minimaliste avec le dernier I-phone, on aura tout vu ! », « Elle se dit minimaliste mais regarde, elle vient de s’acheter une nouvelle robe ! »

Être minimaliste, c’est avant tout une démarche personnelle nourrie par des aspirations profondes d’une vie plus simple et plus en adéquation avec soi-même. Ainsi, il existe une diversité de modèles minimalistes. Certain.e.s vont se contenter de quelques vêtements dans leur garde-robe mais conserver une bibliothèque fournie quand d’autres vont vivre avec 3 assiettes et 4 verres mais posséder pas mal d’articles de sport. D’autres encore vont vivre avec très peu d’affaires mais posséder uniquement du neuf et du high tech. Minimalisme ne veut pas forcément dire décroissant. D’autres personnes vivront avec plus d’affaires mais privilégieront la récupération.

Le concept de retour à l’essentiel diffère pour chacun.e et le cheminement de l’un n’est pas celui de l’autre.

Alors se comparer oui, pour aller plus loin dans sa propre démarche et découvrir de nouvelles idées, de nouvelles façons d’être minimaliste. Toutefois, il n’est ni sain ni constructif de se comparer pour juger l’autre et le déprécier.

2/ Refuser de se faire plaisir

Un deuxième écueil à mon sens est d’adopter cette philosophie de vie à l’extrême en refusant de se faire plaisir.

Devenir minimaliste, c’est faire le choix de réduire ses possessions matérielles et de consommer en conscience mais ça n’est pas se priver de tout et surtout, de se faire plaisir.

Bien entendu, si on fait le choix du minimalisme, c’est qu’on ne trouve pas son plaisir dans la consommation. Cependant, si cela nous fait vraiment plaisir de nous acheter cette jolie robe pour l’été ou le CD de ce groupe que l’on vient de voir en concert alors, go ! Le plaisir fait partie intégrante de la vie. Il serait dommage de s’en priver.

Le risque à refuser de se faire plaisir, c’est de devenir un minimaliste aigri.

3/ Culpabiliser de se faire plaisir

Un troisième écueil, à mon avis pire encore que le précédent, est de se faire plaisir et de ne pas assumer son achat.

Il est vrai qu’en adoptant un mode de vie minimaliste, il devient difficile d’acheter sans se poser de questions. Alors, comment céder à une envie sans culpabiliser ? A chacun.e de trouver les réponses justes pour lui.elle en interrogeant son sentiment de culpabilité.

Pourquoi est-ce que je me sens coupable d’avoir réalisé cet achat ? Pourquoi mon envie s’est-elle portée sur cet objet en particulier ? Quelles pensées génèrent cette émotion désagréable que je ressens ? Quel est mon rapport au plaisir ? Quel besoin matériel ou émotionnel devais-je combler en réalisant cet achat ?

Vous pourrez ainsi constater que votre achat avait un sens à ce moment de votre vie.

4/ Refuser toute festivité à connotation commerciale

Une autre mauvaise façon d’être minimaliste selon moi est de refuser de fêter la Saint Valentin, la fête des mères et Noël sous prétexte que ce sont des fêtes commerciales.

Selon moi, le minimalisme est un retour à l’essentiel dans lequel les liens humains occupent une place centrale. Or, c’est originellement le sens même de ces festivités !

A celles et ceux qui disent « fêter la Saint Valentin tous les jours » ou « ne pas avoir besoin de la fête des mères pour y penser » ou encore « ne pas vouloir fêter Noël en famille », je réponds « Ne ratons pas une seule occasion de faire la fête et de partager des moments de vie ».

A nous de remettre l’humain au cœur de ces événements et de les célébrer, en toute simplicité, à l’image de notre modèle minimaliste

5/ Rompre ses relations avec les non minimalistes

Enfin, une très mauvaise manière d’être minimaliste, c’est de couper les ponts avec les non minimalistes.

Porter un regard sévère voire condescendant sur celles et ceux qui s’inscrivent dans une autre logique de consommation et s’éloigner de ses proches et anciens amis qui partagent une autre façon de voir la vie me semble une attitude préjudiciable au minimalisme.

A l’instar des religions intégristes, ce comportement véhicule une image bien peu flatteuse des minimalistes en les faisant passer pour des marginaux et des asociaux.

De plus, le minimalisme n’a jamais prôné l’exclusion et l’intolérance. Ça me semble même contraire aux valeurs du minimalisme qui place en son sein le retour à l’essentiel.

Enfin, se mettre à distance, c’est autant d’occasions en moins de défendre en douceur et par l’exemple la cause du minimalisme et d’amener d’autres personnes à s’engager sur cette voie. Garder le contact constitue le moyen le plus sûr de faire passer ses convictions.

Se comparer, se juger, se mettre à l’écart de la société de consommation, refuser de se faire plaisir ou culpabiliser de consommer, voilà selon moi 5 mauvaises façons d’être minimaliste. Des comportements préjudiciables à notre développement personnel, à notre rapport au monde et qui desservent la cause du minimalisme.


Et d’ailleurs, si vous souhaitez savoir ce qu’il s’est passé, le jour où j’ai imposé le minimalisme à mes proches, ne ratez pas mon prochain article sur le sujet en vous inscrivant sur ce blog 😊 .

 

 

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