Fin de semaine, j’ai la tête encombrée de pensées qui courent dans tous les sens. Ça bouillonne !

C’est le jour idéal pour tester le « forest bathing » ou « bain de forêt », une pratique traditionnelle japonaise appelée là-bas « shirin yoku » qui consiste à s’immerger au cœur de la forêt.

Naturellement, la présence de la nature me fait beaucoup de bien et je pars régulièrement randonner. En faisant mes recherches sur les bains de forêt, j’ai découvert que s’immerger au cœur des arbres avait un réel effet bénéfique sur la santé. Il est maintenant scientifiquement prouvé que ces « bains de forêt » permettent de réduire les battements cardiaques, la tension artérielle, le stress tout en améliorant l’humeur et l’énergie.

La manière la plus simple de pratiquer le forest bathing est de se promener en pleine forêt, si possible en s’éloignant des sentiers pour s’immerger au cœur du milieu naturel et profiter pleinement des composés volatiles et des huiles essentielles envoyés par les arbres. Je quitte mon sentier habituel pour m’enfoncer dans les sous-bois et, contrairement à mes habitudes, je marche lentement en prenant le temps de respirer profondément.

Pour aller plus loin dans la pratique, je choisis d’appliquer la méthode de Faith Douglas, une britannique qui s’est spécialisée dans le « forest bathing » : http://www.shinrinyoku.co.uk/

Elle conseille 4 étapes pour réussir son « bain de forêt » :

Etape 1 : Se préparer à recevoir la forêt

Pour commencer, Faith Douglas recommande de secouer ses bras, ses jambes, puis son corps tout entier en cherchant à évacuer tout le négatif qui nous encombre. Elle fait le parallèle avec ces animaux captifs qui, avant de retourner à la vie sauvage, s’ébrouent comme pour se libérer de la civilisation. Je suis donc ses conseils en visualisant les mouvements que je l'ai vu faire sur ses vidéos.

Etape 2 : Ecouter la forêt parler

La deuxième étape consiste à prêter attention aux bruits de la forêt. Je m’arrête un long instant pour écouter. J’entends le chant des oiseaux, le vent dans les feuillages. Puis, en reprenant mon chemin, je suis surprise par le crissement de mes pas sur les cailloux, les branches qui craquent.

Etape 3 : « Auprès de mon arbre »

Je choisis l’arbre qui me séduit le plus dans mon environnement proche, un bel épicéa dans la force de l’âge. Je commence par lever la tête pour l’observer des racines au houppier. J’examine sa silhouette, sa couleur.

Je m’en approche et prends le temps de regarder en détail son écorce. Je pose ma main sur son tronc pour en toucher la rugosité. Je caresse la mousse, plutôt sèche, un peu humide par endroit.

Etape 4 : « Entrer en communion avec un arbre »

C’est le moment d’entrer au contact physique de l’arbre que j’ai choisi. J’ai appris que cette pratique faisait partie de "l’earthing" comme « earth », la terre. Je l’enlace tout en posant ma tête contre son tronc. Son énergie traverse tout mon corps.

Je pourrais aussi fouler le sol de mes pieds nus mais celui de ma forêt est jonché de pierres et de branches. Je le ferai dans un autre environnement. Je pourrais aussi plus simplement m’asseoir au pied de cet arbre, le dos collé contre son tronc. Je garde cette technique pour un autre bain de forêt.

Je quitte les sous-bois avec une belle sensation de paix. Les pensées qui encombraient mon esprit ont quitté ma tête. Mon pas, naturellement rapide, s’est ralenti, tout comme ma respiration.

Je reviendrai m’immerger au cœur des arbres, peut-être même un jour de pluie comme le recommande Faith Douglas. Ce jour-là, j’écouterai le bruit des gouttes sur les feuilles, je respirerai l’odeur de la pluie sur le sol, je me baignerai dans la lumière et les couleurs de ma forêt. Je vous raconterai.

Retrouvez mon article en vidéo :


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